

Pour plusieurs parents, la discipline des enfants n’est pas chose facile. Au contraire, c'est souvent une tâche difficile et éprouvante autant pour les parents que les enfants. Certains, par peur de blesser leurs enfants, évitent toute forme de discipline alors que d'autres assument leur rôle à contrecoeur.
La méthode classique
Bien qu'il soit essentiel que votre enfant respecte un ensemble de règlements et de valeurs, il existe des moyens plus efficaces que d'autres de leur enseigner ce qui est bien et mal. En effet, les recherches sur le sujet démontrent que la méthode classique des « punitions et récompenses » est souvent la source de frustration et d'incompréhension entre parents et enfants. Cette méthode ne fait que corriger un mauvais comportement lorsqu'il se présente, alors que l'on devrait favoriser chez l’enfant un processus de raisonnement qui lui montre à se discipliner lui-même. La discipline doit être un outil qui, à long terme, permettra à votre enfant de faire ses propres choix, tout en assumant les conséquences de ces choix.Les parents qui utilisent le système de punitions se sentent souvent épuisés et coupables de discipliner leurs enfants. Ils ont l'impression que leur rôle principal en tant que parent est de « faire la police », de punir leurs enfants lorsqu'ils font des mauvais coups. Cette technique de discipline comporte un sérieux problème, puisqu'elle rend le parent directement responsable des actions de son enfant. En fait, les parents décident tout et l'enfant subit tout. Cette situation de contrôle absolu empêche l'enfant d'apprendre à assumer ses propres décisions et adopter des règles de conduite plus efficaces. Le système de punition sous-entend aussi que le bon comportement est seulement demandé en présence des parents. Dès que l'enfant est dans un autre environnement, à l’école par exemple, il reprendra donc le comportement indésirable.
Une technique plus efficace
Le système de conséquences logiques ou naturelles, quant à lui, montre à l'enfant qu'il est libre de faire des choix, mais que ce droit l'engage à accepter les conséquences qui accompagnent ces choix. En présentant clairement à l'enfant les choix dont il dispose dans une situation donnée et les conséquences de chacun, l'enfant devient responsable de son comportement. Pour mettre cette méthode en pratique, il faut d'abord se poser une question très importante lorsque votre enfant fait quelque chose d'inappropriée : « Qu'est-ce qui motive l'enfant à agir ainsi? » La réponse à cette question permettra de décider quels seront les choix et les conséquences que l'on présentera à l'enfant. Si votre enfant est désobéissant dans un centre d'achats, par exemple, il pourrait y avoir plusieurs raisons. A-t-il besoin d'attention? Veut-il échapper à la situation ou avoir du contrôle sur celle-ci? Veut-il quelque chose de matériel (ex : un jouet, un bonbon)? Prenez le temps de voir ce qui pousse le comportement de l’enfant. Une fois la cause identifiée, demandez-vous quelles sont vos attentes envers l’enfant, pour pouvoir ensuite le lui dire le plus clairement possible. Donnez deux choix de comportement (un positif, l’autre négatif) et les conséquences de ces choix. Par exemple, si votre enfant crie pour avoir de l'attention, vous pouvez lui dire : « Tant que tu vas crier, je ne pourrai pas t'entendre donc je ne pourrai pas t'écouter, mais quand tu vas parler doucement, je vais te donner mon attention. Il n'y a pas de problème. » Dans la mesure du possible, donnez à l'enfant ce qu'il demande lorsqu'il fait le choix approprié. Enfin, il est important de demeurer ferme et compréhensif dans vos paroles et votre ton de voix. Si l'enfant n'est pas content de la conséquence d’un mauvais comportement, démontrez de la compassion tout en lui rappelant qu'il a choisi cette conséquence en décidant d’agir ainsi. Évitez de revenir sur votre décision en vous assurant d'avoir bien pensé aux conséquences avant de les présenter à l’enfant. Soyez constant et essayez de séparer l’enfant de son comportement. Rappelez-vous que le comportement peut être mauvais sans que l'enfant le soit pour autant.