

Vous connaissez sans doute quelqu’un parmi vos employés, collègues et amis qui est à la fois idéaliste, ambitieux, compétitif et perfectionniste. Trop occupé, il ne semble plus retirer de satisfaction de ce qu’il fait et a le sentiment de ne rien accomplir. Il a perdu la motivation et éprouve beaucoup de sentiments de culpabilité face à son manque d’énergie…peut-être vous êtes vous reconnu dans ces quelques lignes? On est généralement plus alerte face aux signes d’épuisement chez nos pairs, mais on l’est beaucoup moins lorsque cela nous concerne.L’épuisement professionnel entraîne une attitude négative envers soi-même et les autres, le travail et la vie en général. Ce désenchantement est la conséquence naturelle d’une mauvaise combinaison entre les caractéristiques de l’individu et celles du milieu de travail.Les attentes que la personne se fixe dépassent ses capacités physiques et psychologiques et ne sont pas réalisables dans son contexte de travail pour diverses raisons. Les moyens limités mis à la disposition de l’employé, le manque de support et la surcharge de travail, sont des exemples de conditions qui sont à l’origine d’un manque de gratification surtout chez un individu dont le besoin d’accomplissement est grand.Afin de tenter de pallier à ce vide, il arrive fréquemment que la personne tente de compenser en travaillant davantage pour constater que le sentiment d’accomplissement n’est pas plus satisfait.
Le cycle travail-épuisement est alors en train de s’établir avec, comme conséquence, la baisse d’autres activités gratifiantes au niveau familial et social, ce qui crée un déséquilibre.La personne à risque ou qui est en « burnout » ressent plus d’anxiété que de dépression. Il y a un sentiment de lassitude générale, une grande fragilité émotionnelle et une grande atteinte à l’image de soi.Ces sentiments ont des effets significatifs sur les relations interpersonnelles et familiales et vous font perdre un collaborateur précieux puisque ce sont les personnes les plus motivées qui présentent le plus haut risque d’épuisement professionnel.Les troubles du sommeil, la perte d’appétit et les symptômes physiques de stress sont les premiers signaux observés. L’entourage remarquera chez cet individu des comportements associés à l’épuisement, comme l’irritabilité, la perte de motivation, l’absentéisme, des erreurs inhabituelles, l’émotivité et le repli sur soi. Ces signaux sonnent l’alarme et doivent faire l’objet d’une attention immédiate.
Les coûts sociaux d’une telle condition sont très élevés et de nombreux employeurs s’impliquent déjà directement dans la prévention de l’épuisement professionnel et dans la réadaptation de leur personnel en développant des stratégies visant à maintenir la satisfaction au travail. Les programmes d’aide, que les employés peuvent consulter en toute confidentialité, sont également de plus en plus disponibles.Divers milieux de travail offrent également de la formation en gestion du stress et encouragent l’exercice physique, le maintien de bonnes habitudes alimentaires, des périodes de détente et de récupération. Ces aspects sont des clés essentielles au maintien d’un bon équilibre.Afin de prévenir l’épuisement, ces conseils additionnels peuvent également vous aider :
Rassurez-vous, on peut se remettre…de plus, toute crise bien gérée vous aura permis de prendre une meilleure connaissance de vos limites et de vos besoins.